Il y a un an et demi, en mars 2008 pour être précis, j’ai été engagé au centre informatique de l’Université de Lausanne en qualité d’assistant-étudiant en charge de donner des cours d’informatique aux étudiants. (Tu as vu la longueur de cette phrase ? Proust s’en retourne dans sa tombe.)
J’avais eu le choix entre faire de l’assistance, c’est-à -dire dépanner les gens quand ils ont des problèmes, et donner des cours aux étudiants.
La première solution ne m’a pas beaucoup enchanté, surtout quand on voit ce que ça donne avec la vidéo ci-dessus. Donc je me suis rabattu sur les cours, bien que cela m’ait un peu fait peur à la base. Enseigner n’étant pas donné à tout le monde…
Donner un cours, c’est un sacré travail en amont. Même si on connaît la matière, même si les étudiants qui suivent ces cours en savent généralement moins (ils ne seraient pas là sinon), il vaut mieux parer à toute éventualité. Et pour cela, un cours, cela doit se préparer.
Et c’est ça qui est génial. Quand on prépare un cours, on doit faire des recherches, trouver des informations qui sont utiles, intéressantes et indispensables pour la compréhension, apprendre et mémoriser des données brutes, mettre à profit sa matière grise pour comprendre (tout ne saute pas aux yeux)… Cela pour pouvoir en régurgiter la synthèse à d’autres personnes.
Le partage. J’ai dû hériter cette qualité de mon père. J’aime partager ce que je sais, partager mes connaissances, mes réflexions, et particulièrement dans le cadre d’un cours. Voir ces oreilles attentives, les expressions faciales révélant l’étonnement, la curiosité, parfois le doute… Doute qui s’envole après avoir répondu à LA question qui posait problème. Et la satisfaction se lit sur les visages. Parfois même avec un peu de reconnaissance et de gratitude, rarement extériorisée mais timidement présente.
Avouons-le, enseigner est flatteur car on est le centre d’attention principal d’une salle : toutes ces paires d’yeux, parfois globuleux, qui vous fixent plus ou moins intensément en fonction de la passion qu’on génère. Mais en dehors de ce plaisir égoïste, il y en a un autre qui est commun : celui d’apprendre, de se poser des questions, de chercher à comprendre… Parfois pour transmettre le bagage plus loin. Non pas parce qu’il est lourd et encombrant. Mais parce qu’en partageant la charge, c’est plus agréable, plus facile. Il n’y a pas de savoir sans partage.
L’événement le plus intéressant, mais peut-être aussi le plus redouté, est celui où l’élève pose une question au professeur, et que ce dernier ignore la réponse. La situation peut paraître embarrassante. Pourtant elle ne l’est pas. La lucidité et l’esprit d’un autre nous oblige à fouiller plus loin, à repousser la limite de notre connaissance, tout cela afin de satisfaire la curiosité d’une personne, et de partager une nouvelle fois un moment dont les personnes ressortiront peut-être chacune grandies intellectuellement. Apprendre est un sentiment agréable, instruire l’est encore plus.
Le plus dur est d’être intéressant. La matière peut ne pas être intéressante, un bon professeur saura passionner son public (à tout le moins, il évitera de l’endormir). De même qu’un mauvais professeur rendra une matière pourtant attractive totalement indigeste. Dans mon cas, avoir plus ou moins le même âge que mes “élèves” me donne déjà un point : nous parlons d’égal à égal. Pas de diplôme, pas de titre ni de formation spéciale. Rien. Juste une passion dont je fais part à d’autres personnes, à ma façon. Le faire avec humour aide beaucoup également. Certains domaines s’y prêtent mieux que d’autres, mais faire rire son public aide toujours à mieux absorber la matière, parfois même à la comprendre. Et une personne qui vient avec plaisir à un cours sera beaucoup plus attentive et éveillée intellectuellement. Du moins, je fonctionne comme cela, et l’humain en général aussi.
Par ce billet, je voudrais remercier tous les étudiants qui ont suivi mes cours. J’espère qu’ils ont eu autant de plaisir à les suivre que moi à les donner. Je remercie aussi mes collègues et néanmoins amis du centre informatique pour leurs idées, leurs encouragements et leur aide.
Ceci n’est pas un billet d’adieu, je continuerai à hanter la salle 5183 de l’Anthropole pendant quelques temps encore. Si elle veut bien de moi…
Il y a quelques mois, je parlais de Dropbox pour les ordinateurs, voici la version iPhone de l’application. Petit passage en revue de ses fonctionnalités.
En général, un étudiant lambda (s’il est premier de classe, c’est un alpha et le cancre est un oméga ; logique) passe ses journées à suivre des cours à l’université.
Cette journée peut se résumer en trois points. Evidemment, ces trois points peuvent aussi s’appliquer à d’autres personnes, mais c’est particulièrement vrai quand on est aux études (de droit, de médecine, notamment).
Le titre du billet n’a rien à voir avec son contenu, à moins que tu ne sépares mentalement son début de sa fin. Tu y arrives sans mon aide ? Parfait.
Il y a quelques jours, un collègue recherchait le blog céans pour y lire ma prose subtile et bien emmanchée. En tapant – pas trop fort – mon nom sur Google, voilà que GoogleMaps renvoie une occurrence géographique des plus improbables. Et pourtant, elle existe. Tu en as aussi une ? Cherche, pour voir.
Incroyable n’est-ce pas ? Et il y a encore plus incroyable.
Comme l’année passée, je me retrouve affublé d’un autre âge (mais je suis bien de celui-ci). J’avance gentiment mais sûrement vers le quart de siècle. Cela fait 8036 jours que j’ai pointé le bout de mon nez.
1987 étant un nombre premier, je suis sûrement destiné à ne pas l’être. En plus, il semblerait que 1987 n’ait pas été une bonne année pour le vin. De là à dire que je suis moisi comme le raisin, il n’y a qu’un pas, que tu ne franchiras pas par peur de t’en prendre plein la figure.
Septembre vient de september en latin (septième mois du calendrier romain de l’époque). Et c’est notamment à ce moment que certains fruits comme la poire et la prune arrivent à maturité. D’où l’expression “se prendre une prune en pleine poire”. Et il arrive qu’on fasse aussi les vendanges en septembre. De cette manière, tout le monde me lâche la grappe pour me prendre le chou.
28 est un nombre parfait car il est divisible par 1, 2, 4, 7 et 14, et si l’on additionne ces cinq chiffres, on obtient… 28. Génial, non ? Je suis donc parfait. Parfait dans tous mes défauts. Ce qui n’est déjà pas mal.
Quelle misère. 22 ans déjà . Doyen des jeunes de mon immeuble. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !
A ma santé !
Pour les gazouilleurs sur Twitter qui cherchent une application sur iPhone qui soit gratuite et ergonomique, en voici le test, rédigé par mes soins, mes mains et mes neurones.
Accueillir les nouveaux est un art. Que ce soient de nouveaux collègues, de nouveaux élèves, de nouveaux étudiants… Bref, un nouvel arrivant au sein d’une entreprise ou organisation doit être accueilli avec les honneurs et égards que lui confère son rang.
Aujourd’hui, à l’Université de Lausanne, il y a eu la grande messe annuelle donnée par notre recteur pour accueillir dignement les quelques 3′000 nouveaux étudiants qui auront l’immense joie de commencer les cours ce lundi. Mais il ne suffit pas d’accueillir. Il faut encore les renseigner ! Et c’est là que j’interviens. Enfin… nous intervenons.
Rush, en anglais, fait surtout référence à deux choses. La première, c’est la ruée. Autrement dit, c’est une situation dans laquelle un groupe – qui ne s’y attend pas – se retrouve rapidement submergé par l’ennemi qu’il n’a normalement pas eu le temps de voir venir. Si ce sont des jolies filles qui mènent un rush, ça s’appelle aussi un rush, mais il est plus agréable à endurer, surtout si on a le temps de le voir venir. Enfin, passons. Grosso modo, c’est ce qui est arrivé aujourd’hui, vers 11h00-11h30 dans le hall du bâtiment Amphipôle à l’uni. Une armada d’étudiants assoiffés de connaissances et avides de renseignements a fondu sur les stands des différentes associations présentes, dont celui du centre informatique (où j’avais décidé de planter ma tante… ma tente). En gros, c’était ça.
Ensuite, le mot rush désigne une frappe sèche, violente et légèrement brossée. Bien que sèche et violente, la frappe de la vidéo ci-dessus n’est pas brossée, contrairement aux poils des chevaux ; ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien, mais c’est comme ça. Aujourd’hui, la frappe que notre stand a subi était sèche car peu d’étudiants ont pris quelque chose à boire. Elle était aussi violente par le nombre d’ennemis que nous avons dû affronter et repousser vers les autres stands. Mais surtout, elle était brossée car tous les DVD qu’on avait mis à disposition ont été littéralement balayés par une vague déferlante qui a tout ramassé sur son passage. Tu peux donc aller te brosser pour trouver un de ces DVD.
Pour finir, les trois chevaliers, après avoir repoussé les centaines d’ennemis, se sont tournés vers  … vers l’infini. Les visages satisfaits, le sentiment du devoir accompli se lisant sur leurs traits. Bon, quand est-ce qu’on mange ?
Avoir un bon chef, c’est important. Celui-ci doit disposer de compétences pointues que le commun des mortels n’a pas (c’est d’ailleurs pour cela qu’il est le chef, et pas nous).
Afin d’avoir les idées claires et non obscurcies par des problématiques inhérentes au corps de métier auquel le chef appartient, il est indispensable que l’esprit de ce dernier ne soit pas “pollué” par quelque compétence qui pourrait l’amener à réfléchir et par là même rapidement le surmener.
Il est indispensable d’avoir un certain talent de comédien beaucoup plus marqué que la moyenne, notamment quand il s’agira de se montrer intéressé, être d’accord, donner l’impression que l’on a compris, féliciter l’un de ses subordonnés etc.
D’un point de vue humain, le chef est proche du psychopathe, sauf en ce qui concerne le QI qui se doit d’être assez bas afin de garantir la perennité du chef. En effet, c’est en cela que le rôle de chef est vu comme très stressant car la moindre faute risque de ne pas pardonner. Ainsi, si un chef se laisse aller à prévoir, comprendre (pour de vrai), ou avoir de l’empathie (pour de vrai aussi), il sera rapidement rabroué par ses propres chefs qui, finots, auront su sentir le danger de ce mauvais chef.
(Source : http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Chef)
Pour ma part, je n’ai pas trop à me plaindre de mon chef.
Son esprit ne semble par être envahi par le côté obscur de la Force. Au contraire, il baigne dans la plénitude depuis qu’il a rejoint les fidèles de l’Eglise de la Sainte Pomme (plus connue en anglais son le nom de Our Lady of Divine Computing Holy Church of the Sacred Mac). Dès ce jour, il a cessé de se préoccuper des problèmes qu’implique sa charge. Voyez plutôt.
Ses talents de comédien sont indéniables. Il me témoigne une compréhension sans limite, me prodigue des conseils avisés et d’une rare pertinence, me gratifie de sa permission ou de son accord quand je lui adresse une requête… Mais, là où il se surpasse, c’est dans la disponibilité qu’il m’accorde. Vraiment, je m’y croirais. Son avenir hollywoodien est assuré.
Malheureusement, là où ça pêche un peu, c’est dans son côté humain. Il n’est un psychopathe que lorsqu’il tente de vous vendre son calcul matriciel. Son QI doit se situer dans la moyenne, bien qu’il puisse être au dessus avec l’aide de Steve le Père. Faisant semblant de ne rien prévoir à l’avance et de ne pas comprendre ce qu’on lui dit (un vrai comédien, je te dis), ses supérieurs ont vite compris (enfin, ils ont fait semblant, eux aussi) qu’il ne représentait pas une menace.
Pour toutes ces qualités indéniables et son charisme de chef, je tiens à le remercier via ce billet (qu’il saura prendre au deuxième degré comme il se doit). N’étant pas un chef et donc pas un bon comédien, il ne pourra douter de ma bonne foi. Merci, chef, pour ton soutien, ton aide, tes encouragements, tes idées, tes approbations aux miennes, et ton amitié.
Signé : un employé très satisfait et ravi.
Quel peut bien être l’intérêt de se saouler, se griser, se prendre une mine, picoler, s’enivrer, être schlass, se bourrer, se canfrer, se chier la gueule ?
On se rappelle notamment l’épisode du botellon à Lausanne et Genève. Je sais pas toi, mais quand je lis ça, je suis attristé. Seulement attristé, même plus choqué. En tant que jeune adulte, il est fréquent que je sorte le soir, boire des verres avec des amis, sorte en boîte. Je côtoie donc régulièrement des jeunes (voire moins jeunes) qui semblent prendre un pied phénoménal à se déchirer à l’alcool. Certains le font plus rapidement que d’autres, histoire de prouver aux trois mistinguettes de la table que ce sont eux les plus forts quand il s’agit de descendre des verres. On pourrait penser que c’est un mobile honorable, bien qu’assez bestial dans son fondement.
Qu’on boive un peu, voire même beaucoup, soit. C’est une chose. On peut boire beaucoup sans finir en train de ramper par terre pour rejoindre la sortie ou les cuvettes des WC. Mais boire juste pour boire et finir torché, qu’on me pardonne, mais il y a là derrière un mécanisme que je ne comprends pas. Personnellement, je bois pour me faire plaisir, et même après avoir bien bu, quand je sens que rentrer chez moi à pied risque de devenir similaire à un des travaux d’Hercule, c’est un signe d’arrêt d’urgence.
Mais certains ont de la peine à trouver le frein à main. Le plus souvent, quand on est en groupe, ce sont les autres qui ont arraché la pédale des freins par leurs incitations à continuer. Dès lors, on peut se poser la question de l’intelligence de la personne qui y succombe. Ça te viendrait à l’idée de mettre ta vie en danger pour la frime, pour la réputation, pour avoir l’insipide sentiment d’appartenir à un groupe ? Et quel groupe…
La “biture express”, comme on l’appelle, consiste à s’envoyer rapidement une grosse dose de verres (de préférence fortement alcoolisés, car plus ça va vite, plus c’est fun). L’inconvénient, hormis le fait que tu te retrouves beurré en moins de 15 minutes, c’est que ton foie ne vit qu’une fois (contrairement à James Bond qui ne vit que deux fois, avec une seul foie, lui). Et il se trouve qu’en une seule grosse cuite, tu peux le faire crever. Eh ben voui ! C’est con, hein ? Une quinzaine de vodka-Redbull bien dosées et hop, tu te retrouves à l’état de légume à l’hôpital avec quelques semaines à vivre. Pas plus.
Pourquoi ? Parce qu’il est probable qu’on te refuse une greffe du foie. Et même si on te mettait sur la liste, tu serais mort avant qu’on ne t’en trouve un. Et puis, ça ne te poserait pas un problème de conscience de priver une personne qui a besoin d’un foie à cause d’une maladie qui a détruit le sien, alors que toi tu as juste fait le couillon pour te retrouver dans cette situation ? Je pense que non, si tu es suffisamment demeuré pour te mettre dans cet état… A ta place, ça me donnerait des envies de suicide…
« J’ai deux semaines pour sauver la vie de mon fils », explique à BBC News Brian Anderson, qui, se sentant lâché par les médecins, compte désormais sur la justice. Son fils Gareth, 19 ans, a été hospitalisé dans un état critique après avoir ingurgité 30 cannettes de bière en une soirée. Les médecins craignent qu’il ne survive pas plus de quinze jours.
La semaine dernière, le jeune homme a été transféré de Belfast à Londres. Son foie est dans un état désespéré, il aurait besoin d’une transplantation, mais les responsables médicaux refusent de le mettre sur la liste d’attente. Raison invoquée: la règle selon laquelle ne peut bénéficier d’un foie neuf que le patient qui a fait preuve d’abstinence durant six mois.
Si Gareth meurt, ce sera, en un été, le deuxième jeune Britannique à succomber dans des circonstances similaires. Le 20 juillet dernier mourait à Londres, d’une hépatite alcoolique, Gary Reinbach, 22 ans, et consommateur d’alcool depuis ses 13 ans. Malgré les supplications de sa mère qui réclamait pour lui «une deuxième chance», les médecins lui avaient également refusé une transplantation.
Il y a d’autres moyens de profiter de ta jeunesse. Même en buvant de l’alcool.
Tu as déjà fait l’expérience : un vendeur qui rechigne à te faire une fleur, qui aimerait te pousser à faire autrement sans en donner de raisons vraiment valables…
C’est parfois ce qui arrive quand on a un ordinateur Apple – un Mac, donc. Si ce dernier dispose d’une garantie AppleCare (c’est-à -dire une garantie prolongée à 3 ans au lieu d’une année par défaut), le “mieux” est de passer un coup de fil au service après vente (SAV) d’Apple pour expliquer le problème. Le SAV te fera faire quelques tests, et si tu remplis les critères, on t’enverra un carton dans lequel tu mettras ton ordinateur, que tu renverras en réparation, etc. Ce système a un coût, non pas financier, mais temporel. En effet, on ne sait pas trop combien de temps va durer la réparation, et durant tout ce temps, tu es privé(e) d’ordinateur.
Autre solution : aller chez un revendeur Apple agréé disposant d’un centre de maintenance. Tu te présentes à l’accueil, expliques le problème… Et là , on ne t’enverra pas sur les roses. Du moins je l’espère. Récit d’une expérience vécue il y a quelques années, en 2005 et 2006. (Evidemment, par respect pour le magasin concerné, je ne donnerai pas de noms ni d’indications permettant de l’identifier.)
Un revendeur Apple agréé, ce n’est pas un Apple Store, et ne dépend donc pas directement d’Apple. De ce point de vue, il découle une chose au moins : quand on amène un Mac acheté en ligne sur l’Apple Store (donc pas chez le revendeur en question) et qui dispose encore de la garantie, où est l’intérêt économique pour le revendeur, sachant que le client ne paiera rien ? Quand on sait qu’une réparation coûte environ 200 CHF de l’heure juste pour la main d’Å“uvre… Donc plutôt que de rendre service, le magasin pourrait être tenté de renvoyer le client au SAV. C’est ce qu’il m’était arrivé : le technicien en question rechignait un peu devant ma jolie petite tête blonde.
N’ayant pas d’arguments percutants à faire valoir (un décolleté plongeant, un regard enjôleur), j’ai dû presque supplier le technicien de réparer mon ordinateur ET, surtout, de ne pas me le séquestrer en attendant les pièces de rechange. J’y étais parvenu, avec difficulté, m’engageant à amener ma machine le jour même où on m’annoncerait que les pièces étaient arrivées, car les magasins doivent renvoyer les pièces défectueuses sous 24h, sous peine de devoir payer des frais supplémentaires. Bref, tout s’était finalement bien passé.
Aujourd’hui, même scénario. Apple a une désagréable manie de pourvoir ses ordinateurs portables de lecteur/graveur de disque bas de gamme, pour ne pas dire foireux. Chaque Macbook Pro que j’ai possédé a vu son lecteur/graveur de disque être changé. Et, tu me croiras ou non, sans que j’aie fait quelque chose qui l’endommage. J’utilise tellement peu de CD/DVD…
Mon lecteur/graveur a actuellement de sérieux ratés. J’ai donc été dans un Apple Premium Reseller (APR). Avec ce t-shirt. Les possesseurs de Macs comprendront.
Je rentre dans l’APR, le patron m’accueille, me salue et sans me laisser le temps de lui répondre, me complimente sur mon t-shirt tout en rétorquant que son magasin est équipé de WiFi ! Je souris, le salue, et lui explique la raison de ma présence. Aussitôt, il appelle un technicien, qui me souris aussi et, très gentil, m’explique qu’il va vite faire quelques tests sur ma machine, en espérant m’annoncer à son retour qu’il pourra me la rendre s’il s’avère qu’une commande pièce est nécessaire.
Un autre technicien revient, rigole en voyant mon t-shirt, m’explique comment tout va se passer, me fait signer là et là et me rend ma machine. On discute encore un peu de Snow Leopard, et au bout de 15 minutes, je m’en vais. D’ici la fin de la semaine, mon Mac sera en ordre. J’ai le sourire, j’ai bien fait rire l’équipe de l’APR. Même pas besoin de demander quoi que ce soit, ils ont répondu à ma demande sans même que je la formule. Soit ils ont fait des progrès dans le service à la clientèle, soit mon t-shirt a un sacré pouvoir sur les “Mac users”.
Morale de l’histoire : avant même d’ouvrir tout grand ton moulin à parole, arrange toi pour faire comprendre au revendeur à qui il s’adresse. Mieux vaut une touche d’humour montrant d’abord que tu en as (de l’humour, pas une paire de…) et que tu n’es pas en manche en matière d’ordinateur Apple, en l’occurrence. L’apparence, c’est comme l’orthographe dans une lettre : ça permet tout de suite de se faire une première idée de la personne. On la néglige ou on la prend trop au sérieux, et on passera pour un imbécile ou pour une personne désagréable.
Dans Le Temps du jeudi 13 août 2009 est paru le quatrième article (sur six) concernant l’évolution et Darwin, écrit par Lucia Sillig, rédactrice pour la rubrique Société du journal.
Une anecdote m’a beaucoup fait rire. Elle se trouvait dans l’encadré Heurts et bonheurs de l’évolution de ce même article et présentait la méthode de reproduction de la néphile. Cette anecdote contenait d’ailleurs des courts passages du livre La vie en rut, écrit par André Langaney, généticien de l’Université de Genève. Voici le contenu de cette historiette.
Vous trouviez la vie sexuelle du manchot empereur compliquée ? Attendez d’entendre les acrobaties à haut risque auxquelles la néphile mâle doit se livrer pour tenter de se reproduire.
Les néphiles sont des araignées dont les mâles ont au moins deux problèmes délicats. D’abord, leurs pattes copulatrices sont situées sur la tête alors qu’ils émettent leur sperme, comme presque tout le monde, par le bas. Ensuite, les femelles, très myopes et très voraces, sont jusqu’à huit cent fois plus volumineuses que leur séducteur.
Le mâle tisse donc une toile sur laquelle il répand son sperme pour en enduire ses pattes copulatrices. Il doit ensuite jouer la sérénade avec les cordes de la toile de la femelle en espérant ne pas se faire dévorer. Si la musique est bonne, elle s’immobilise, tétanisée.
Le mâle dispose alors de quelques secondes pour faire l’ascension par la face ventrale, s’accoupler avec la femelle, et – s’il a vraiment beaucoup de chance – repartir avant qu’elle ne sorte de sa torpeur et le mange tout cru.
C’est à se demander pourquoi l’évolution a sélectionné un système aussi dangereux. Si ce n’est pour maintenir un idéal masculin d’agilité, de rapidité et de mélomanie.
Alors, messieurs, on trouve toujours des excuses pour se plaindre ?


